C’est le dénouement d’un bras de fer judiciaire suivi de près dans les milieux médiatiques et diplomatiques d’Afrique de l’Ouest. Le tribunal d’Abidjan a rendu son verdict ce 27 mars 2026 dans l’affaire opposant le journaliste Mbombo Penda Saïdou, plus connu sous le nom de Saïd Penda, au magnat du BTP burkinabè Mahamadou Bonkoungou.
Le tribunal a finalement tranché. Le journaliste est condamné à six mois de prison ferme assortis d’une amende d’un million de francs CFA.
La défense de Mahamadou Bonkoungou se félicite d’une décision qui « restaure l’honneur » d’un homme d’affaires dont le groupe est un partenaire stratégique de nombreux États de la sous-région.
Reste à savoir si le journaliste, habitué des sorties médiatiques tonitruantes, choisira de faire appel de cette décision ou si ce verdict marquera la fin de l’offensive judiciaire lancée par le patron d’EBOMAF.
Pour rappel, l’affaire avait débuté le 26 juin 2025. Le PDG du groupe EBOMAF, dont l’influence s’étend de Ouagadougou à Conakry en passant par Lomé et Abidjan, avait déposé plainte pour une batterie de griefs : diffamation, injures publiques, dénonciation calomnieuse, atteinte à la vie privée et mise en danger de la vie d’autrui.
Source: Enquête Media















