Abidjan, La Côte d’Ivoire entend franchir un nouveau cap dans le développement de son transport aérien. Au terme de deux jours d’échanges soutenus entre experts, acteurs publics et privés, compagnies aériennes et usagers, l’atelier national sur la compétitivité du secteur s’est achevé ce vendredi 10 avril 2026 à Abidjan sur une note d’engagement et d’optimisme. La cérémonie de clôture a été présidée par le directeur de cabinet, Dioman Coné, représentant le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné.
Prenant la parole à l’ouverture de la cérémonie de clôture, le directeur général du Transport aérien, Hamed Coulibaly Djibril, a exprimé sa gratitude à l’ensemble des participants pour leur mobilisation et la qualité des contributions. Il a également salué l’implication constante du ministre Amadou Koné, malgré ses contraintes d’agenda.
Revenant sur les travaux, il a souligné que ces deux journées ont permis un partage d’expériences enrichissant entre administrations, opérateurs privés et partenaires internationaux, avec à la clé des propositions concrètes pour améliorer la compétitivité et l’attractivité du secteur aérien ivoirien.
« Nous pouvons affirmer que les objectifs de cet atelier ont été atteints, au regard de la qualité des échanges et de la pertinence des recommandations formulées », a-t-il indiqué.
Un diagnostic lucide et des recommandations structurantes
Les travaux ont permis d’établir un diagnostic approfondi du secteur à travers une analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces. Si la Côte d’Ivoire bénéficie d’atouts majeurs, notamment un positionnement stratégique, des infrastructures modernes et une demande en croissance plusieurs contraintes subsistent.
Parmi les principaux défis identifiés figurent une fiscalité jugée peu incitative, des coûts opérationnels élevés, une saturation progressive des infrastructures aéroportuaires, ainsi qu’un déficit de digitalisation et de coordination entre acteurs.
Face à ces enjeux, les participants ont formulé une série de recommandations structurées autour de quatre axes majeurs :
• Réformes fiscales et douanières : mise en place d’un régime spécifique au transport aérien, allègement des charges, meilleure application des textes existants et renforcement de la coordination entre administrations.
• Stimulation de la demande et ouverture du marché : promotion de la concurrence, notamment sur les vols domestiques, adaptation au modèle low cost et optimisation des coûts pour les opérateurs.
• Modernisation des infrastructures et amélioration du service : extension des capacités aéroportuaires, digitalisation des procédures, amélioration de la gestion des bagages et renforcement de la sécurité.
• Transition vers un modèle durable : promotion des investissements verts, développement de l’expertise locale et mise en place de mécanismes incitatifs pour accompagner la transition écologique du secteur.
« La compétitivité ne se décrète pas, elle se construit »
Clôturant officiellement les travaux au nom du ministre, Dioman Coné a félicité les participants pour la qualité du travail accompli et leur engagement en faveur du développement de l’aviation ivoirienne.
S’appuyant sur une citation du directeur régional de l’OACI, il a rappelé que « la compétitivité ne se décrète pas, elle se construit », insistant sur la nécessité d’une action collective et coordonnée pour traduire les recommandations en résultats concrets.
Il a assuré que le ministère des Transports et des Affaires maritimes demeurera pleinement engagé aux côtés des acteurs du secteur, en vue de la mise en œuvre des réformes proposées et de la levée des obstacles identifiés.
Vers un hub aérien régional plus performant
Au-delà du diagnostic, l’atelier débouche sur une feuille de route claire articulée autour de trois piliers : l’allègement et la simplification des procédures, l’innovation à travers la digitalisation, et la durabilité.
Les autorités entendent désormais accélérer la transformation du secteur afin de consolider la position d’Abidjan comme hub aérien régional de référence en Afrique de l’Ouest.
La réussite de cette ambition reposera toutefois sur la mise en place d’un mécanisme de suivi efficace, garant de la traduction rapide des recommandations en actions concrètes.
En déclarant officiellement clos les travaux, le représentant du ministre a exprimé le vœu que « les acquis de cet atelier se transforment en résultats tangibles au bénéfice des populations », avant d’inviter les participants à maintenir le dialogue et la dynamique de collaboration engagée.
Sercom Ministère des Transports et des Affaires Maritimes















