De la campagne des Éléphants qui vient de prendre brusquement fin à la Can 2025, un groupe de jeunes hommes a marqué son territoire. Il s’agit de Diallo Amad, Christ Inao, Yan Diomandé, Guela Doué, Touré Bazoumana et Vakoun Bayo. Ces joyaux copains aux dents longues ont non seulement tracé leur propre chemin mais en ont ouvert aux Éléphants pour ce futur qu’ils incarnent.
La Côte d’Ivoire reste la Côte d’Ivoire en matière de talents en Afrique. Elle en demeure un réservoir intarissable. Après la génération dorée, oeuvre majoritaire de Jean Marc Guillou, une autre pointe du nez chez les Éléphants. Ce groupe a fait de bons chiffres à la 35ème édition de la CAN au Maroc en dépit de l’échec sportif d’ensemble des Éléphants.
Amad, la « chamade »
Le sociétaire de MU, Amad Diallo, n’avait pas encore véritablement marqué de son emprunte la sélection nationale avant la Can 2025. Jusque-là, il avait juste réussi de bons coups sporadiques. Mais là, à la Can, comme s’il avait une revanche à prendre sur lui-même et sur le destin, il a fait dur et fort. Décisif sur quatre des cinq rencontres disputées, il a simplement impacté la sélection par son talent, son envie et sa surprenante efficacité offensive. Avec ses trois MVP sur cinq matchs, il est le meilleur Éléphant de cette Can. Et il pourrait faire partie de l’équipe type de toute la Can avec ses trois réalisations pour autant de titres d’homme de match.
Inao, comme « Jésus Christ »
Oulai Christ Inao. Quel talent ! Quelle insouciante ! Quelle insolence ! Le petit bonhomme de Yopougon, sorti tout droit des « entrailles » de Jean Marc Guillou, a mis toutes les 52 capitales africaines d’accord sur son talent. C’est la meilleure pioche de Faé Emerse.
Le milieu de terrain des Éléphants qui souffrait d’un manque criard de talent en possède désormais en la personne de « Jésus Christ » Inao sans aucunement être dithyrambique. Faé a osé le môme de 19 ans. Le gosse n’a pas déçu. Bien au contraire, il s’est imposé dans le luxueux milieu des Éléphants comme titulaire. Pour sa première Can, Inao c’est un but, un titre MVP, trois titularisations. Quel culot ! Ne dit-on pas qu’aux âmes bien nés, la valeur n’attend point le nombre des années ?
Yan, le petit Dindane
Véloce. Puissant. Virevoltant. Efficace. Une pépite! Yan Diomandé, à juste 19 ans, a déjà tout d’un futur grand. Il rappelle étrangement un certain Aruna Dindane à ses débuts. Deux matchs seulement lui ont suffi pour s’installer dans le luxueux onze des Éléphants. Et il est bien parti pour garder longtemps cette place s’il continue sur cette lancée. Non seulement, il est promu à une grande carrière mais il dispose de qualités pour s’installer durablement chez les Éléphants.
Guela, un doué
Venu d’emblée suppléer Wilfred Singo, blessé à la dernière minute, Guela Doué a quasiment fait « oublier » l’ancien monegastre. Par sa classe, son application tactique et son sens offensif aiguisé, il a marqué son territoire sur le flanc droit des Éléphants. Pour les joutes internationales à venir, le côté droit passe à « candidature ». Ce n’est plus donné ni acquis.
Touré Bazou, la Can lumière
Parti de l’Asec Mimosas, Touré Bazoumana, 19 ans, menait tranquillement sa vie sur le côté gauche du club allemand du TSG Hoffenheim( D1). Le besoin d’hommes offensifs sur le front d’attaque des Éléphants a amené Emerse Faé à aller le dénicher. Il n’a pas eu tort. Sobre mais efficace, Bazou s’est permis deux réalisations pour sa première Can qui le met en lumière. Évidemment.
Vakoun, l’héritage différé
Il y avait de la place sur le front de l’attaque des Éléphants en l’absence de Sébastien Haller. Et Bayo Vakoun y était un sérieux prétendant. Une titularisation et une entrée en jeu. Mais une blessure à l’orteil a empêché le sociétaire de Udinese( séria A Italie) de se mettre en lumière. Mais cela n’enlève rien en ses qualités d’attaquant de race. » Le coach lui fait beaucoup confiance », dit-on depuis le parc aux Éléphants. L’héritage n’est que différé.
Les autres ivoires des Éléphants
Kessié, la panthère était diminuée
Il n’a pas connu son rayonnement XXL de la Can victorieuse des Éléphants en 2023. Mais Faé lui a maintenu une confiance assidue. Sur les cinq matchs disputés par les Éléphants, il a jalousement gardé son brassard. Mais les prestations escomptées n’ont pas suivi. À 30 ans révolus, devrait-il se préparer à passer le flambeau ? Ce n’est pas encore d’actualité.
Guessand, le pompier de service
L’absence de Sébastien Haller lui a fait un véritable pont d’or. Après une première titularisation assumée et assurée, avec un but face au Gabon, le fils de l’ancien Éléphant, Konan Kanh Servais, n’a plus quitté les petits papiers de Faé. Pour une première Can, notre « pompier de service » finit bien sa mission…
Zaha, la forme n’a pas suivi la réputation
Précédé d’une bonne réputation avant la Can marocaine, Wilfred Zaha, n’a pas donné la pleine satisfaction escomptée. » J’étais déjà en vacance un mois durant. Je ne pouvais pas avoir le même rendement que mes camarades qui étaient déjà en jambes », reconnaît le prolifixe Éléphant. Ce n’est partie remise.
Sangaré, la sobriété assumée
Quatre titularisations sur cinq matchs. Sangaré n’a pas vraiment illuminé les parties, mais il n’en est pas resté moins utile. Sentinelle souhaitée par Faé lors de cette Can ratée, il a sobrement assuré son rôle. Il fait partie des hommes avec qui Faé irait en guerre.
Ndika, le roc « muet »
Il était à sa seconde Can avec la Côte d’Ivoire après celle remportée en 2023. Titulaire indiscutable, le roc Ndika est très avare en parole. Tout, pour lui, se passe sur le rectangle vert. Sur ses quatre titularisations, il a été sans reproches majeurs. Lui, l’indetronable.
Kossonou, l’erreur fatale
Très précieux dans l’axe centrale dans son duo avec Ndicka, Kossonou a réussi une bonne Can dans l’ensemble. Seul bémol, sa grosse bévue qui offre le but matinal(4ème) à l’Égypte en 1/4 de finale. Mais cela n’enlève rien en ses qualités défensives, lui, qui fait désormais office de cadre.
Konan, le roi du couloir gauche
Comme « un roi », Gislain Konan, à force de travail, s’est installé, en patron, dans le couloir gauche des Éléphants. Il y est désormais le N°1 incontesté. Et il a fait respecter son statut à la Can marocaine. Sans être époustouflant, il a assuré en se montrant besogneux et surtout plus offensif cette fois-ci.
Yayia, des gants fragilisés
Arrivé directement titulaire chez les Éléphants, en 2023, Fofana Yayia n’a jamais connu de concurrence véritable. Il est donc le « roi » de sa cage. Seulement voilà, le filiforme portier alterne le bon et le moins bon depuis peu. À cette Can 2025, il n’a été l’assurance tous risques qu’on attendait. Il s’est déchiré à plusieurs reprises. Une grosse concurrence chez les Éléphants lui permettrait certainement de remettre plus fermes ses gants.
Krasso, la confirmation attendue
Le joueur pied gauche du Paris FC reste un bon espoir chez les Éléphants. Auteur d’un but à cette Can, Jean Philippe Krasso, 28 ans, n’est plus, cependant, un tout jeune joueur. Il est à la pleine maturité footballistisque. Mais il n’a pas encore confirmé tout le bien attendu de lui. La balle est donc dans son camp.
Tibet Kipré
















