C’est un verdict qui sonne comme un revers pour le parquet d’Abidjan. Le secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Calice Yapo, a été déclaré non coupable de l’ensemble des chefs d’accusation qui pesaient contre lui.
Un réquisitoire balayé
Alors que le ministère public avait requis une peine de trois ans de prison avec sursis assortie d’une amende de 500 000 francs CFA, le tribunal de première instance d’Abidjan a finalement opté pour la relaxe pure et simple.
Le cadre de la formation dirigée par Tidjane Thiam était poursuivi pour « troubles à l’ordre public ». Et pour cause, ses critiques virulentes contre l’invalidation de l’élection d’un député issu des rangs du vieux parti. Une offensive judiciaire que l’opposition qualifiait de « harcèlement politique ».
Profil bas et stratégie de communication
À sa sortie d’audience, Calice Yapo a soigneusement évité de jeter de l’huile sur le feu, adoptant une posture de réserve inhabituelle pour ce tribun. « Je remercie Dieu. Je bénis le nom de Dieu. Je ne dirai pas de mot politique. »
Pour le régime d’Alassane Ouattara, cette décision de justice pourrait être interprétée comme un gage d’indépendance de la magistrature, alors que les pressions internationales sur l’espace démocratique ivoirien se font de plus en plus pressantes. Elle désamorce également, pour un temps, un foyer de tension avec le PDCI, qui avait fait de ce procès un symbole de la « dérive autoritaire » du pouvoir en place.
Source : Enquête Media















