Il échappe à la garde à vue, mais pas aux poursuites
C’est au bout de la nuit que le dénouement est tombé. Assalé Tiémoko, maire de Tiassalé et président de ADCI, a finalement quitté les locaux de la Préfecture de Police ce jeudi 23 avril à 1h30 du matin.
L’interrogatoire, qui a duré plus de quinze heures, avait débuté le mercredi 22 avril aux alentours de 10h10. Malgré la « gravité des soupçons » qui pèsent sur lui, l’élu est reparti libre, échappant ainsi à une mesure de garde à vue immédiate.
Les charges retenues
Les enquêteurs de la police ont auditionné le journaliste-politicien sur une série de griefs particulièrement lourds, touchant à la sûreté de l’État et au respect de l’autorité publique. Quatre chefs d’accusation ont été notifiés au cours de cette audition : Trouble à l’ordre public ; incitation à la révolte ; discrédit jeté sur les institutions de la République ; diffusion de fausses nouvelles.
À ce stade de l’enquête, aucune inculpation n’a été prononcée. Si Assalé Tiémoko a pu regagner son domicile, l’affaire est loin d’être classée. « L’audition est terminée, mais le dossier reste ouvert. La suite de la procédure et l’éventuelle ouverture d’une information judiciaire dépendent désormais exclusivement de la décision du Procureur de la République », confie une source proche du dossier.
Le ministère public devra déterminer, au regard des procès-verbaux d’audition, si les éléments sont suffisants pour engager des poursuites pénales ou si l’affaire fera l’objet d’un classement sans suite. En attendant, le président de ADCI restera à la disposition de la justice.
Source:Enquête Media















