Les Éléphants version Faé Emerse ont été boutés(3-2 )de la Can en 1/4 de finale par l’Égypte. L’objectif principal de conserver son trophée, acquis en 2023, par la Côte d’Ivoire n’a pas été atteint. La cause de cet échec est d’abord technique. Et elle émane de Faé Emerse, le sélectionneur. Mais un échec qui enseigne.
Il faut appeler les choses sales par leurs noms propres. La Can 2025 au Maroc est un échec. Le rêve, principal objectif, de la Fédération ivoirienne de football de conserver son trophée a été brisé.
Et il n’y a pas à aller chercher milles boucs émissaires ailleurs. La cause fondamentale de cette chute « royale » est purement et uniquement d’ordre technique.
Le mutisme tactique
Après quatre sorties fructueuses de la Côte d’Ivoire, mêmes les aveugles savaient que les dangers ivoiriens proviennent majoritairement des côtés. Et ce ne sont pas les Égyptiens qui pouvaient en être surpris.
C’est donc le plus logiquement du monde que le sélectionneur égyptien, Hossam Hassan, a pris le soin de boucler les deux côtés ivoiriens où performent Yan Diomandé et Amad Diallo. Le technicien égyptien venait là, de trouver une clé à son match en anéantissant les deux flèches oranges. L’autre solution qu’a détectée Hossam, c’est de désigner l’axe médian avec cinq hommes d’expérience là où la Côte d’Ivoire n’en avait que trois( Kessié, Sangaré, Inao). Encore quel Kessié avions-nous?
L’égyptien résout deux problèmes tactiques majeurs avant même d’entamer le match. Emerse Faé, lui, a passé 90 mn, pieds et mains joints, dans ce piège tactique sans jamais y trouver une once de solution. Première défaite tactique.
Le 4-5-1 contre le 4-3-3
C’est connu dans le langage universel du football; un système de jeu ne vaut que par son animation. C’est dire que la Côte d’Ivoire, même dans cette disposition tactique( 4-3-3) pouvait dominer l’Égypte. Seulement que l’Égypte n’est pas le Gabon, le Burkina Faso ou le Mozambique asphyxiés par ce système qui laisse beaucoup d’air dans le milieu. Un milieu que l’Égypte à bourré par cinq hommes. Aussi solides que techniques. Les Pharaons étaient donc installés au milieu en rois.
Pour un entraîneur qui voit ses meilleurs atouts offensifs étouffés, le bon sens professionnel veut qu’il y remédie. Mais qu’a fait Faé pour débloquer la situation. Rien! Au contraire, son équipe a souffert le martyre avec une possession stérile de balle( 60% contre 30%). Que vaut une possession sans efficacité à la conclusion ?
C’est en cela que cette élimination de la Côte d’Ivoire en 1/4 de finale est technique. Les Éléphants payent, cash, le prix de l’immaturité tactique de son sélectionneur, Emerse Faé. Pas plus ni moins. Seconde défaite tactique. Il a fallu que le niveau tactique s’élève pour que Faé s’écroule. Et les Éléphants avec.
La Coupe du monde est plus exigeante
La compétition et les enjeux tactiques sont davantage en Coupe du monde. Les errements tactiques n’y pas sont pas pardonnés. Ils se cash et prix fort. Si Faé n’y prend et qu’il se permet de telles failles techniques ou tactiques ai prochain mondial, les scores seront sans appel. Un homme averti en vaut deux. L’échec au Maroc est donc un mal pour un bien. Il va permettre de faire les réglages qui s’imposent avant le mondial américain. Un bel échec.
Les bons coups
En dépit de cette élimination matinale de la 35ème édition de la CAN, Faé n’a pas tout sombre. Il a pioché des pépites qui valent et font la fierté de la Côte d’Ivoire; Amad Diallo, Christ Inao, Touré Bazoumana. Des valeurs qui, même si n’est plus à la manette, vont continuer de servir la nation. Des garçons qui vont s’installer progressivement dans le groupe pour assurer la relève après les Kessié, Boli, Seko et autres…
La critique est légitime
Quelle action humaine n’est-elle pas critiquée ou critiquable ? Aucune. Les critiques que nous formulons le sont dans un seul et unique but; améliorer les choses au sein de notre sélection. Tout le monde donc ne peut pas suivre, de façon moutonnière sans discernement aucun, tous les faits et gestes techniques du sélectionneur.
Alors, que la Fédération soit lucide. Qu’elle ne se laisse pas aller ou emberlificoter par ses nouveaux suiveurs toujours promptes à défendre leurs biftecks bien négociés aux dernières minutes. Ici, il ne s’agit pas de défendre les maîtres qui tiennent ces nouveaux suiveurs en laisse, mais d’apporter une plus value à la chose commune qui est le football ivoirien.
















