AFRIQUE & MONDE

Coopération : Le Burkina et Monaco resserrent leurs liens, le Prince Alabert II à Ouga

Le prince Albert II de Monaco et le président Burkinabé Jean marc Kaboré

En visite d’amitié de trois jours au Burkina Faso, et ce, depuis la nuit du mercredi 10 janvier 2018, Son Altesse Sérénissime (SAS) le Prince Albert II de Monaco et son épouse, la princesse Charlène, ont été reçus en audience le 11 janvier, dans la matinée, par le président du Faso, Roch Marc Kaboré et la Première dame, Sika Kaboré au palais de Kosyam où un accueil digne de leur rang leur a été réservé. Tapis rouge, honneurs militaires, exécution des hymnes nationaux, c’est donc en tout honneur que le couple princier a été accueilli au palais présidentiel pour une série de deux audiences précédée par une visite de l’exposition-photos.

Après l’entretien en tête-à-tête entre les deux chefs d’Etat, la Première dame du Burkina a également accordé une audience à la Princesse Charlène. Si rien n’a filtré de ces audiences, le programme du séjour du Prince souverain s’est poursuivi dans la journée avec la tenue de la deuxième réunion de la commission bilatérale entre le Burkina Faso et Monaco, dans l’enceinte du ministère des Affaires étrangères, sous le magistère des sherpas de Roch Kaboré et du Prince, Alpha Barry et Gille Tonelli.

En faisant la mise en contexte de la rencontre, le ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, a laissé entendre que cette deuxième session de la commission bilatérale « coïncide avec la visite d’amitié et de travail de Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco dans notre pays. Une telle visite traduit à n’en point douter, l’excellence des relations de coopération entre nos deux pays ». Il a, par la suite, indiqué que la coopération entre les deux Etats a pris son envol en février 2012 « avec la première visite effectuée au Burkina Faso par Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, laquelle visite s’est concrétisée par la signature de l’Accord-cadre de coopération entre nos deux pays. » Quatre ans après, la relation entre les deux pays a franchi un nouveau palier avec la signature de l’avenant à l’Accord-cadre de coopération, le 14 juin 2016, permettant à la Principauté d’étendre son soutien aux secteurs de l’éducation, de la santé, de l’insertion socio-économique et la protection civile. Une raison de plus pour le chef de la diplomatie burkinabè de saluer « le dynamisme, l’exemplarité et surtout la singularité » de cette coopération, « en dépit de sa relative jeunesse ».

En donnant plus de détails sur l’importance de ladite coopération, Alpha Barry a relevé qu’en plus « des domaines traditionnels, le gouvernement princier soutient des projets dans le cadre de la lutte contre la drépanocytose, la prise en charge des pathologies cardiaques des enfants, la construction de l’Institut supérieur d’études et de protection sociale et le renforcement des capacités de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers ». Sans oublier l’inauguration, aujourd’hui 12 janvier par les deux chefs d’Etat, du centre polyvalent de Loumbila offert par Monaco. De quoi amener le ministre Barry a indiqué que les travaux de la commission bilatérale de coopération Burkina Faso-Principauté de Monaco « témoignent de la ferme volonté des deux chefs d’Etat, d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations d’amitié et de coopération qui lient nos deux Etats ».

Tout en exprimant la reconnaissance du gouvernement burkinabè à celui de la Principauté et au peuple monégasque « pour leurs engagements constants aux côtés du peuple burkinabè », le ministre Alpha Barry a relevé que « le Burkina Faso, malgré un contexte économique difficile, est résolument engagé dans un renouveau démocratique et sur un vaste chantier de développement à travers la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). » Ce pourquoi il s’est réjoui de voir inscrire dans la nouvelle stratégie de coopération monégasque, pour la période 2018-2022, des secteurs prioritaires tels que déclinés dans ledit PNDES. Quant au ministre des Relations extérieurs et de la coopération de la Principauté de Monaco, Gille Tonelli, après avoir mentionné que « l’instauration de la commission bilatérale permet à nos deux Etats d’entretenir un dialogue régulier et de confiance sur nos défis communs », il a fait savoir que la pertinence des travaux de cette session tient en « la définition de l’ensemble des priorités d’intervention, l’évaluation de la pertinence et de l’efficience de nos actions, celle de l’impact sur les communautés soutenues, tout comme la valorisation des moyens mis en œuvre par la Principauté sont autant de points essentiels pour assurer une coopération plus efficace ». Et il n’a pas manqué de bienveillance à l’endroit des gouvernants, en relevant que « grâce à la volonté des autorités burkinabè, de larges progrès ont été réalisés en faveur du développement du pays ». Aussi, a-t-il assuré que « Monaco sera à vos côtés pour les défis restant à relever. »

Le Pays