POLITIQUE

Côte d’Ivoire-Reforme de la CEI: L’opposition appelle à une marche jeudi 22 mars 2018

Au cours d’un meeting tenu, ce samedi 17 mars 2018, à la place CP1 de Yopougon (Abidjan) suite à des échauffourées avec la police, Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) a appelé à une marche de protestation, jeudi 22 mars prochain, pour la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI).

Georges Armand Ouégnin, président de la plateforme de l’opposition nommée EDS a fini par lâcher le mot d’ordre attendu par une foule constituée de militants du Front populaire ivoirien (FPI). « Une marche, jeudi. De plus informations vous seront données plus tard. », a-t-il annoncé à 16 heures pour un meeting qui a débuté à 10 heures.

Ses prédécesseurs Abou Cissé, Danielle Boni Claverie et Aboudrahamane Sangaré se sont montrés plus explicites. « Ouattara repond par la repression. Le combat s’impose à nous. Nous allons le mener et nous le gagnerons. On ne choisi pas son combat. Mais il faut le mener. On ne vit réellement que lorsqu’on est prêt à mourir pour une cause. Aujourd’hui, nous devons mouiller le maillot. Chacun doit faire sa part. », a annoncé Aboudrahamane Sangaré, président intérimaire du FPI. Danielle Boni Claverie, présidente de l’Union Républicaine pour la Démocratie (URD) a, quant à elle, dépeint un sombre tableau de la situation sociopolitique ivoirienne. De la recrudescence des enlèvements d’enfants en vue de sacrifices rituels aux phénomènes des marchés qui partent en fumée sans omettre les gangs à la machette connu sous l’euphémisme ‘‘enfants en conflit avec la loi’’.

Très engagés Anaky Kobena, président du Mouvement des Forces d’avenir (MFA) et Abou Cissé, l’oncle du Président Ouattara, ont exhorté les militants à s’armer de courage pour les batailles à venir. « S’ils doivent nous tuer, ils nous tueront. N’ayez plus peur. Ils savent que Gbagbo revient bientôt. C’est pourquoi, ils se montrent violents. », a fait savoir Abou Cissé quand Anaky Kobena a appelé à ‘‘rendre ce pays ingouvernable avant de le liberer’’. Un message, dit-il, adressé aux mandants du Président Ouattara pour lesquels il n’a d’yeux et d’oreilles.

Cyrille NAHIN