La 35ème édition de la CAN, au Maroc, a révélé des insuffisances à des postes chez les Éléphants qu’il faille ouvrir à la concurrence.
Emerse Faé avait déjà essuyé de vives critiques sur le groupe qui a conduit la Côte d’Ivoire à la Can marocaine. Ces critiques se sont avérées fondées puisque l’équipe, bien qu’elle se soit bien comportée dans l’ensemble, présente quelques failles à combler.
Gardien de but, instaurer la concurrence
Imposé en sélection sans concurrence aucune, Yahia Fofana ne rassure plus. La facilité avec laquelle il a été bombardé titulaire à ce poste est en train de le rattraper. Incapable d’être maître dans les airs dans sa surface en dépit de ses énormes mensurations(1.92m), clairement, Yahia inquiète. Avant la catastrophe, Faé doit insérer une concurrence saine à ce poste. Il faut déloger Yahia de son confort qui est en train de devenir nuisible à la sélection.
En commençant par faire tourner l’effectif des portiers dont il dispose. Alban Lafont devra jouer régulièrement afin qu’il prenne davantage confiance en lui et avoir des repères avec la défense.
Milieu, le rêve d’une sentinelle
Si la défense ivoirienne, en dépit de quelques erreurs individuelles, demeure le secteur le plus fourni, il n’en demeure pas moins que le poste de sentinelle, devant la défense, demeure une préoccupation. Il faut un vrai besogneux dans ce secteur style Badra Aliou Sibi, Gadji Celi, Serey Dié. Un monsieur qui va assurer les vraies tâches défensives pour laisser le temps au môme Inao Christ de faire le job sans trop de contraintes défensives. Parce que Seri ce n’est plus l’avenir.
L’attaque, le besoin d’un « animal » offensif
L’attaque ivoirienne est partie à la can orpheline de son attaquant vedette, Sébastien Haller. L’attaque a été tenue parJean Philippe Krasso, Guessand et Bayo Vakoun. Le dernier cité, blessé, n’a pu tenir convenablement sa place. Guessand a, quant à lui, fait le job sans être phénoménal. Il a joué de sa argne, son envie et son gabarit pour peser sur les défenses adverses. Krasso, lui, a fait du Krasso; toujours sobre.
Les Éléphants ont donc besoin d’un vrai « animal » offensif. Un méchant « tueur » qui a pour profession, buteur. Lui, il n’est là que pour finir les occasions. Pas un demi attaquant. Un attaquant plein style Drogba, Baky, Boni…
C’est clair. Si ces secteurs suscités sont qualitativement pourvus et que le sélectionneur, Emerse Faé, revisite son approche tactique, la Côte d’Ivoire pourrait faire un bond significatif au prochain mondial.
Tibet Kipré
















