POLITIQUE

Fête de la liberté bis / Affi N’Guessan et ses camarades marchent sur 05 km pour rien

Le FPI du  camp Affi N’Guessan  a  célébré la liberté   le samedi 12 mai 2018  à Yopougon  sous le sceau  ‘’ de la mobilisation pour la  reconquête des libertés et de l’alternance en 2020 ‘’ ,  thème de la manifestation .

Pascal Affi N’Guessan  et des centaines de militants venus de plusieurs villes du pays   ont  parcouru  05  kilomètres  de route  dans la commune de  Yopougon  pendant  01heures de temps  pour espérer obtenir  la libération des nombreux  détenus politiques qui croupissent encore en prison  07 ans après  la crise post -électorale 2010 ,  et bien entendu la récurrente  question de la reforme de la Commission électorale indépendante et du Code électorale .

‘’  Les combats à venir à mener c’est la libération des détenus politiques, nous ne pouvons plus accepter longtemps que des ivoiriens croupissent en prison , alors que dans le camp de Ouattara des criminels sont promus  ‘’ a  averti  Affi N’Guessan dans son adresse aux militants.  ‘’ Nous devons nous battre pour la reforme  de la Commission Electorale indépendante, le code électoral.   Si ces chemins sont  obscurs il  nous   faut les dégager sinon ce sera difficile d’atteindre  l’alternance en 2020’’. A-t-il ajouté.   En tout cas Pascal Affi n’a fait que rappeler  Ouattara, parce que ces différentes questions ont été déjà mises sur la table.

Le Député de Bongouanou  et ses camarades  militants du FPI sont bien conscients qu’Alassane Ouattara a déjà tranché sur la question des détenus politiques.  Pour le Chef de l’Etat

‘’ Il n’existe pas de détenus politiques en Cote d’Ivoire ‘’. En ce qui concerne  la reforme de la CEI Ouattara a également décidé ‘’qu’elle ne sera  pas  modifiée, parce qu’elle est consensuelle’’.

On se rappelle encore qu’à la veille des élections sénatoriales   les militants  du FPI aidés  par plusieurs  autres partis  politiques et  organisations de la société civile  avaient marché pour réclamer la reforme de la CEI conformément à l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des peuples.  Mais Alassane Ouattara est resté inaudible à leurs revendications  et a  organisé les élections sénatoriales. Il avait même arrêté des militants du FPI.  En tout cas , il y a  eu beaucoup de discours, de marches mais pas de résultats escomptés. Il ne sera pas surprenant  qu’Affi N’ Guessan, fragilisé par les  dissensions  au sein de son parti  échouent encore face à  Ouattara.

Albert Zatté