POLITIQUE

Politique nationale / Ouattara Gnonzié lâche Affi N’Guessan et créé sa plate forme

La  nouvelle plate forme politique  dénommée la Convergence pour l’Etat de Droit et la Démocratie (CEDD)  a effectué sa sortie officielle le jeudi 11  octobre 2018  à Cocody au siège du parti Rassemblement pour la Paix et le Progrès (RPP). M. Ouattara Gnonzié président du RPP qui était  l’alliée du FPI conduit par  Pascal Affi N’Guessan est le président  de ce dernier né des organisations.

La Convergence pour l’Etat de Droit et la Démocratie (CEDD) a effectué sa sortie officielle  le jeudi  11 octobre 2018 au siège du parti  le Rassemblement pour le Progrès et la Paix (RPP). Cette  organisation compte 22 organisations issues  des partis politiques, des syndicats, de  la société civile, des organisations de femmes, de jeunes, des religieux des chefs coutumiers et notables issues  de toutes les origines confondues. Le  fait remarquable est que le FPI de Pascal Affi N’Guessan  qui était pourtant allié du RPP n’est pas membre de cette organisation. Ce qui pourrait présager que le RPP et le FPI conduit par Affi N’Guessan ne regardent  plus désormais  dans la même direction. Cette nouvelle plate forme dont les membres ont été présentés au public   a pour objectifs entre autre  de prôner la paix, la justice, l’unité nationale  la cohésion sociale.

La particularité de cette organisation dira son  président  M. Ouattara Gnonzié qui est par ailleurs  président du RPP c’est qu’elle regroupe  toutes les composantes de la  nation. ‘’ La Convergence comme on peut le comprendre est donc cette plateforme ou nous souhaitons rassembler autour des thèmes majeurs de la réconciliation, de la justice de l’Etat de Droit et de la Démocratie.’’  A-t-il  soutenu. Selon  lui  ‘’ en cette période électorale faite d’incertitude et ou la paix semble menacer  avec l’exacerbation des tensions sociales il était nécessaire de mettre en place une organisation qui pourrait prévenir tous et freiner tous les conflits sociaux. C’est pourquoi dans le manifeste de la Convergence, il est fait une large place à la recherche et au maintien de la paix, de la justice, ainsi qu’à la cohésion sociale, l’unité nationale, le bien être du citoyen ivoirien.’’ Dira le président Ouattara  Gnonzié dans son allocution.

Déplorant  que le Chef de l’Etat Alassane Ouattara n’a pu  tenir ses promesses annoncées  lors de son message du 06 aout à la veille de la célébration de l’indépendance du pays   relative à la réforme de la commission électorale indépendante.  ‘’ C’est dans cet esprit que nous interpelons le gouvernement sur le climat délétère qui prévaut aujourd’hui sur l’ensemble du territoire. Alors que les ivoiriens et la communauté internationale s’étaient mis à espérer à l’avènement d’un début de dégel des tensions politiques, faisant foi à l’allocution du Président de la République, à la veille de la dernière fête de notre indépendance, contre toute attente, la situation socio politique ivoirienne, aujourd’hui, est dans un état de dégradation fortement avancé.’’

Invitant tous les acteurs politiques à faire l’économie d’une autre crise en œuvrant pour une paix durable ‘’ Nous invitons tous les ivoiriens, notamment les acteurs politiques, toutes tendances confondues, à emprunter définitivement la voie de la paix. La vraie paix. Non celle du bout des lèvres formulée avec des arrières pensées, et des intentions démagogiques et hypocrites, à des fins de marketing politiques, pour jeter de la poudre aux yeux de la communauté internationale pour faire bonne figure.’’ Avant d’interpeller les autorités ivoiriennes sur le regain des tensions sociales. ‘’ C’est dans cet esprit que nous interpelons le gouvernement sur le climat délétère qui prévaut aujourd’hui sur l’ensemble du territoire. Alors que les ivoiriens et la communauté internationale s’étaient mis à espérer à l’avènement d’un début de dégel des tensions politiques, faisant foi à l’allocution du Président de la République, à la veille de la dernière fête de notre indépendance, contre toute attente, la situation socio politique ivoirienne, aujourd’hui, est dans un état de dégradation fortement avancé. Etait-il nécessaire et sage de mettre le pays sous tension en maintenant contre vents et marées, une Commission Electorale dont on sait qu’elle a perdu la confiance de la quasi-totalité des citoyens et de la classe politique.’’

 Etait-il nécessaire, républicain, et légal d’annoncer en pleine campagne électorale, que seuls les élus, amis ou proches, du Président de la République ou du Premier Ministre, pourraient prétendre à des projets de développement dans leur commune ou région. Le Président de la République a-t-il cessé d’être le Président de tous les ivoiriens ? Le Gouvernement n’est-il plus celui de la Nation toute entière, qu’il a vocation à servir, sans exclusive ?  Etait-il nécessaire et sage de mettre le pays sous tension et en péril à cause d’un parti politique auquel des citoyens ou des groupes de citoyens refusent d’accorder leur adhésion.

Pour avoir ignoré ces règles élémentaires en vigueur dans tout Etat de droit, les élections locales, dont la campagne a cour actuellement, se déroulent dans une atmosphère d’intimidation, de tension et de violence sur l’ensemble du territoire. ‘’La convergence invite les uns et les autres à la sagesse, à la pondération et au fairplay. Il faut que la démocratie triomphe. Les gagnants doivent être proclamés gagnants, et les perdants reconnus comme tels doivent faire preuve de fairplay. Pour la Convergence il n’y a pas mille solutions. L’unique voie c’est le respect de l’Etat de Droit et de la démocratie.’’  A conclu le président Ouattara Gnonzié .

Rappelons que le RPP était précédemment membre de l’alliance des forces démocratiques (AFD)   qui regroupait 17 organisations  dont est  membre le Front populaire ivoirien (FPI)  conduit par Pascal Affi N’Guessan, qui en est  le président  , et le Cojep parti de Charles Blé Goudé . Cette organisation avait en son temps  appelé au boycott des élections sénatoriales  réclamant une réforme préalable de la Commission électorale conformément à l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’homme et des Peuples (CADHP).

Albert ZATTE

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