AFRIQUE & MONDE

Sénégal : Les Ivoiriens s’organisent au sein de la FARIS – La présidente explique

La présidente de la FARIS, Fall Fanta Bakayoko en compagnie du journaliste Doumbia Balla Moïse / Photo EVENTNEWS.TV

Créée en octobre 2010, la fédération des amicales des ressortissants Ivoiriens au Sénégal (FARIS en abrégé) est une organisation apolitique et à but non lucratif qui fait la fierté de la Côte d’Ivoire au pays de  Macky Sall. Composée à l’origine de 10 associations d’ivoiriens regroupés autour d’intérêts communs, notamment social, culturel,éducatif et professionnel, cette fédération, placée sous la tutelle de l’ambassade de côté d’Ivoire est dirige depuis 2016 par Mme Fall Fanta Bakayoko. Elle nous parle de sa structure.

<<(…) L’objectif de notre fédération est de coordonner les activités des différentes amicales, de développer les liens de solidarité et de fraternité, de promouvoir et encourager les actions de développement, de contribuer aux actions sociales, de favoriser la bonne cohabitation entre les ivoiriens et les autres communautés qui vivent au Sénégal (…) Nous avons ainsi pu organiser les ivoiriens exerçant dans l’informel par secteur d’activité, porté assistance aux ivoiriens en difficulté, pré-financé les besoins de certains de nos membres, octroyé des prêts sociaux et aidé à l’acquisition de logements (en location- vente) en côte d’Ivoire et au Sénégal. A cela, il faut ajouter l’organisation d’activités socioculturelles, sportives et académiques..>> explique la présidente.

Qui précise que le Sénégal est devenu désormais, pour les jeunes ivoiriens, une plaque tournante de l’immigration. “soit ces jeunes font escale au Sénégal avant de s’en aller ou retombent sur leurs pieds dans ce pays quand le départ pour l’Europe, échoue. Quand ils sont reçus à l’ambassade, ils sont référés à la FARIS qui se voit donc obligée de les assister. Nous n’avons pourtant aucune subvention” fait-elle savoir.

<<(…) Nous sommes plus de 10.000 ivoiriens ici au Sénégal. Nous ne comptons que sur l’adhésion et la cotisation de nos membres pour faire fonctionner la FARIS. C’est pourquoi nous demandons aux autorités des notre pays de nous assister (…) Nous souhaitons que les prochaines élections soient apaisées et que nous qui sommes à l’étranger ne soyons pas oubliés. Il faut que les portes du Sénat et de l’Assemblée nationale soient désormais ouvertes à la diaspora. Cela nous permettra de nous exprimer et de participer au débat politique et économique de notre pays >> plaide Fall Fanta Bakayoko.

Issa D. Moussa, envoyé spécial à Dakar