POLITIQUE

Côte d’Ivoire / Attaque d’un poste militaire à Bangolo : Deux morts

Photo d'archive utilisée juste à titre d'illustration

Les faits se sont déroulés dans le village de Ganzon situé à 9 km de Bangolo dans la région du Guemon à l’ouest de la côte d’Ivoire. Ce village abrite en effet un poste de contrôle des forces armées de côte d’Ivoire depuis la fin de la crise poste électorale.

Pour faciliter leur tâche, les hommes en tenue recrutent des jeunes volontaires. Leur rôle est de soulever et remettre après chaque passage d’engins la corde ou le fer qui sert de barrière. Comme d’habitude, à ce poste, deux gendarmes et un militaire y sont affectés, ainsi que deux jeunes civils Kehi Boneka Élisée alias « Gbagbo » né 21/12/1998 et Zanhan Dehepa Angenor 18/10 1993 originaires dudit village.

Dans la nuit du mercredi 03 au 04 janvier 2018, ce poste de contrôle a été la cible d’individus armés non identifiés. Selon les témoignages recueillis à notre arrivée le jeudi 4 janvier 2018 sur les lieux, les deux gendarmes en service à ce poste après le service de la journée n’ont pas monté la garde cette nuit là comme prévu. Quant au militaire, il avait reçu la visite de sa petite amie originaire du même village de Ganzon qui abrite le barrage. Par manque d’hôtel, il (le militaire) récupère comme d’habitude la chambre des deux (frères) civils qui travaillent avec lui. Les frères Kehi et Zanhan passent eux la nuit dans la maisonnette du poste de contrôle.

Vers 3h du matin quatre individus non identifiés font irruption sur les lieux. Ils tirent à bout portant sur le premier (Kehi Élisée) couché à la terrasse et endormi profondément. Les coups de feux réveillent alors son frère dans la chambrette. Celui-ci ouvre la fenêtre dans l’optique de s’enfuir mais trop tard car il essuie les tirs des visiteurs indésirables. Il est abattu à son tour. La population réveillée fut mise au respect par les bandits à travers plusieurs coups de feux selon les témoins interrogés. C’est dans ce bruit de coups de feux qu’ils disparurent dans la nature.

Sorti de la chambre après le départ des bandits, le militaire alerte les gendarmes ayant abandonnés le poste, pris sa kalachnikov et s’enfuit dans brousse, abandonnant sa tenue de travail dans la chambre.
Alerté, le commandant de brigade est arrivé du tôt sur les lieux pour évacuer les corps à la morgue de Bangolo. Le commandant en second du bataillon de soutien de l’ouest (BSO) et le commandant compagnie de la gendarmerie de Man ont fait le déplacement pour constater les faits et importer leur réconfort aux populations endeuillées.
C’est tout un village inconsolable que nous avons trouvé. Devant ces dégâts, la population souhaite la suppression de ce poste de contrôle.

Marcel Douglass

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