ÉCONOMIE

Côte d’Ivoire: la production de gaz naturel a doublé en 2017

Selon le ministre de l’Énergie, la production de gaz a doublé en 2017, destinée en grande partie aux centrales électriques de Côte d’Ivoire, tandis que le gouvernement multiplie les initiatives pour répondre aux besoins croissants de l’économie ivoirienne en électricité.

La production de gaz naturel en Côte d’Ivoire a doublé entre 2016 et 2017, passant de 100 millions de pieds cubes par jour à 216 millions de pieds cubes par jour. C’est ce qu’à révélé Thierry Tanoh, le ministre du Pétrole, de l’Énergie et du Développement des Énergies renouvelables, en marge du lancement à Abidjan de la deuxième édition du forum des mines et du pétrole de la Cedeao prévu en octobre dans la capitale économique ivoirienne.

Un plan de développement de la production de gaz naturel a été lancé pour faire face aux besoins croissants du pays en électricité. « Nous avons commencé à intensifier la recherche et l’exploration en offshore profond sur plus de 3000 mètres, pour accroître la production de gaz et de pétrole. En 2017, nous avons attribué 14 blocs d’exploitation à des opérateurs majeurs », a expliqué Thierry Tanoh. Le gouvernement négocie en ce moment avec le fournisseur Foxtrot, qui envisage d’augmenter sa production en gaz naturel. Des pourparlers sont également menés avec le groupe britannique Vitol pour lancer le développement du gisement « Gazelle », situé sur le bloc CI-202, au large de la ville balnéaire de Grand-Bassam.

Le gaz est destiné à la production électrique

Le gaz naturel extrait dans le pays sert exclusivement à approvisionner les trois principales centrales thermiques – Azito (440 mégawatts), Ciprel (556 MW) et Aggreko (210 MW) – qui représentent plus 80 % de la production électrique ivoirienne, dont environ 15 % est exportée dans les pays limitrophes. La production de gaz naturel provient de quatre gisements offshore détenus par l’entreprise canadienne Canadian Natural Resources (CNR) pour les blocs CI-26 et CI-40, Foxtrot, la filiale de groupe français Bouygues pour le bloc CI-27 et la compagnie publique Petroci pour le bloc CI-11.

Parallèlement, le gouvernement a confié à un consortium d’entreprises, mené par le groupe français (…)

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