ÉCONOMIE

L’Afrique, un marché prometteur pour le champagne

Dégustation de champagne à Abidjan (Côte d'Ivoire) le 20 septembre 2018. (ISSOUF SANOGO / AFP)

Le champagne commence se faire une place en Afrique, où il semble promis à une forte croissance. Entre 2007 et 2017, les ventes ont progressé de 7%.

En 2017, environ 4,9 millions de bouteilles du breuvage à bulles ont été expédiées sur le continent africain, selon le Comité Champagne. Mais seulement deux marchés dépassent le seuil des 500 000 bouteilles vendues : le Nigeria et l’Afrique du Sud. Une demande émerge également au Cameroun, au Gabon et au Sénégal.

Les marchés africains ne représentent cependant que 3,25% des exportations totales de champagne… Quelques bulles, comparées au trio de tête des expéditions: Royaume-Uni (27,76%), Etats-Unis (23,10%) et Japon (12,87%).

Un « marqueur social »

Le marché du champagne en Afrique est encore « confidentiel », cantonné à « des milieux particuliers, des gens qui ont bien réussi, qui font des affaires et ont un réseau », selon Maxime Blin, vigneron à Trigny, en Champagne. Ce dernier s’est lancé dans l’aventure africaine il y a sept ans. Et ce grâce à un importateur qui lui permet d’expédier 2 500 bouteilles par an au Togo. Soit 2% de sa production annuelle.

Mais ce marché pourrait « à l’avenir amener de la clientèle et connaître une belle évolution », assure-t-il. « Je suis allé deux fois là-bas pour faire des dégustations, de la promotion, rencontrer les clients. Les Africains aiment beaucoup le champagne. Pour eux, c’est un marqueur social, parce que si on en achète, c’est qu’on a les moyens ».

« Ce continent va connaître une forte croissance à moyen-long terme », pense de son côté Thibaut le Mailloux, directeur de la communication du Comité Champagne, l’organe institutionnel de l’appellation.

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