SOCIÉTÉ

Pénurie d’eau à Tiébissou / Au cœur du calvaire des populations

Depuis décembre 2017, les populations de la commune de Tiébissou (275 km d’Abidjan) subissent une pénurie d’eau potable. Eventnewstv vous plonge au cœur de ce calvaire.

2016, les prémices de cette pénurie d’eau se font sentir. Les populations sont vites rassurées par les autorités politiques dont le maire N’dri Germain. Hélas les promesses ne sont pas suivies par des actes concrèts et la situation s’aggrave. Pas une goutte d’eau dans les robinets. Une distribution d’eau est organisée par intermitance et de façon tournante dans les quartiers. Elle s’avère insuffisante.

Ousmane Bamba au secours des populations

Les populations de Tiébissou n’auront leur salut que grâce à la bonne volonté d’un homme. Ousmane Bamba, cadre de la ville. Après avoir entièrement réhabilité la mosquée principale de la ville, il la dote d’un forage qui déssert toute la ville. N’dri Germain, maire de Tiébissou lui emboite le pas en dotant Tiébissou de 4 pompes situées au stade Lambert Kouassi Konan, derrière le lycée moderne Coffi Gadeau. Il s’agit du forage qui servait à arroser la pélouse du stade. Toutefois, ces pompes sont loin de régler le problème en raison de leur situation géographique. « Le stade est excentré à l’Ouest de la ville. Il est difficile pour toute la population de rallier cette source. Je milite pour la construction de forage dans les différents quartiers. Imaginez des enseignants, des fonctionnaires et cadres des différents ministères se reveiller à 4 heures, se munir de bidons sur les têtes ou à motos ou en voitures pour recueillir l’eau. », constate Kouassi Kouassi Blomé, enseignant au lycée moderne Coffi Gadeau de Tiébissou.

Les raisons de cette pénurie

Cap sur l’antenne de la Société de distribution d’eau en Côte d’Ivoire (Sodeci) à Tiébissou. Une source dont nous tairons le nom éclaire les lanternes. «  Nous avons dépassé le seuil d’exploitation du barrage. Nous sommes à -30. Nous avons trouvé tous les poissons de l’eau. Ce n’est plus de l’eau, ce sont des algues. On ne peut plus la traiter. », revèle-t-elle. En lieu et place des 800 m3 nécessaires à la production journalière, l’exhaure de Tiébissou ne produit que 250 m3. Difficile donc de compter avec cette source d’pprovisionnement. Outre cette raison fondamentale, il n’existe point d’affluents et la pluie se faire très rare à Tiébissou.

Le fleuve Le Kan comme la solution

La soultion idoine trouvée reste l’approvisionnement par le fleuve Le Kan qui vient de Bouaké et renforce le Bandama à Dimbokro. Les ouvriers sont à pieds d’œuvre au Kan pour installer les canalisations en vue d’un traitement de cette eau par la station de la Sodeci puis sa redistriubtion dans les domiciles. Par ailleurs, une nouvelle station de traitement sera construite, apprend notre source, à quelques encablures du fleuve Le Kan. Les populations de Tiébissou pourraient recevoir l’eau potable dans leurs robinets en juillet 2018 selon notre source.

Cyrille NAHIN, envoyé spécial à Tiébissou