ÉCONOMIE

Pétrole : la Côte Ivoire peine à rattraper le voisin ghanéen

La Côte d’Ivoire, où aucun nouveau gisement exploitable n’a été découvert sur les cinq dernières années, est très loin de ses objectifs de production.

L’exploitation pétrolière en Côte d’Ivoire a enregistré une baisse au premier trimestre 2020 avec une production journalière de 27 543 barils/jour, après avoir atteint 36 148 barils/jour à fin décembre 2019, selon les statistiques dévoilées le 10 juin en conseil des ministres par Abdourahmane Cissé, le ministre du Pétrole, de l’Énergie et du Développement des énergies. Très loin de l’ambitieux programme 2011-2020 qui prévoyait d’arriver, sur la dernière année du plan, à une production quotidienne de 200 000 barils.

Un volume que le Ghana, lui aussi nouvel arrivant dans la liste des petits producteurs d’or noir du golfe de Guinée, a réussi à atteindre. Accra produit environ 200 000 barils/jour et prévoit de doubler ses performances à l’horizon 2023, pour atteindre 420 000 barils/jour. Il faut dire que le bassin sédimentaire du sud-ouest du Ghana – lui assurant l’entière propriété de TEN – ne se prolonge pas côté ivoirien, le Tribunal international du droit de la mer (TIDM), installé à Hambourg, ayant tranché en faveur du Ghana, en septembre 2017, dans le litige qui opposait les deux pays au niveau du tracé de leur frontière commune.

Inciter à de nouveaux forages

Quatre permis pétroliers offshore sont actuellement opérés en Côte d’Ivoire, par la société publique Petroci (CI-11), Foxtrot, une filiale de Bouygues (CI-27), ainsi que par les canadiens de Canadian Natural Resources (CNR), qui exploitent les blocs (CI-26) et (CI-40). Ils ont permis à l’État d’engranger environ 11,33 millions de dollars au premier trimestre 2020 – en baisse de 28,12 % par rapport à l’année précédente.

Cependant, le gouvernement ne baisse pas les bras et compte poursuivre les efforts pour encourager l’exploitation pétrolière, « notamment en intensifiant les campagnes de promotion du bassin », a précisé Abdourahmane Cissé.

Des initiatives sont en cours pour inciter les opérateurs déjà présents sur les blocs en production à effectuer de nouveaux forages.

Alors qu’aucun nouveau gisement exploitable n’a été découvert depuis plus de cinq ans, le gouvernement souhaite accélérer les négociations pour entamer le développement des gisements découverts sur les blocs offshore CI-202 du britannique Vitol, CI-103 de Enquest et les blocs CI-202, CI-523 et CI-525.

Source : Jeune Afrique

Ajouter un Commentaire

Cliquez ici pour poster un commentaire