𝗖𝗘́𝗥𝗘́𝗠𝗢𝗡𝗜𝗘 𝗢𝗙𝗙𝗜𝗖𝗜𝗘𝗟 𝗗𝗘 𝗥𝗘𝗦𝗧𝗜𝗧𝗨𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗨 𝗗𝗝𝗜𝗗𝗝𝗜 𝗔𝗬𝗢̂𝗞𝗪𝗘̀ 𝗔 𝗣𝗔𝗥𝗜𝗦:
𝗨𝗡 𝗔𝗖𝗧𝗘 𝗛𝗜𝗦𝗧𝗢𝗥𝗜𝗤𝗨𝗘 𝗗𝗘 𝗖𝗢𝗢𝗣𝗘́𝗥𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗖𝗨𝗟𝗧𝗨𝗥𝗘𝗟𝗟𝗘 𝗘𝗡𝗧𝗥𝗘 𝗟𝗔 𝗖𝗢̂𝗧𝗘 𝗗’𝗜𝗩𝗢𝗜𝗥𝗘 𝗘𝗧 𝗟𝗔 𝗙𝗥𝗔𝗡𝗖𝗘
Plus de cent dix ans après son retrait du territoire ivoirien durant la période coloniale, le tambour sacré Djidji Ayôkwè a été officiellement restitué à la République de Côte d’Ivoire, le 20 février 2026, à l’occasion d’une cérémonie solennelle organisée au théâtre Claude Lévi-Strauss du Musée du quai Branly – Jacques Chirac.
La signature de l’acte de transfert de propriété est intervenue entre la ministre française de la Culture, Rachida Dati, et la ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck.
Cet aboutissement est le fruit d’un engagement politique assumé au plus haut niveau par le Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, et le Président de la République française, Emmanuel Macron, qui avaient conjointement exprimé leur volonté de faire progresser la coopération mémorielle et culturelle entre les deux États. La restitution du Djidji Ayôkwè s’inscrit ainsi dans une dynamique de dialogue constructif et de reconnaissance patrimoniale.
• Un patrimoine culturel d’importance majeure
Saisi en 1916 auprès du peuple Atchan (Ébrié), le Djidji Ayôkwè, long de près de trois mètres et pesant environ 430 kilogrammes, constitue un élément central du patrimoine spirituel, social et politique de cette communauté. Tambour parleur, il assurait la transmission de messages rituels et communautaires et symbolisait l’autorité ainsi que la cohésion collective.
Transféré en France en 1929, cet objet patrimonial représentait pour le peuple Atchan un marqueur identitaire majeur. Sa restitution répond à une requête officielle formulée par la Côte d’Ivoire en 2018 et validée par le Parlement français à travers un dispositif législatif spécifique autorisant son déclassement des collections publiques.
• Une cérémonie à forte portée diplomatique
La cérémonie s’est tenue en présence de hautes personnalités ivoiriennes et françaises, parmi lesquelles le Directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enani, et la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo.
La présence remarquée de plusieurs membres du Gouvernement ivoirien a témoigné de la dimension stratégique et symbolique accordée à cet événement par les autorités ivoiriennes.
Également présent, le ministre Paulin Claude Danho, vice-gouverneur du District autonome d’Abidjan et représentant des Atchan, a pris part à cette cérémonie en tenue traditionnelle. Son engagement en faveur du retour du tambour sur la terre de ses ancêtres a été salué publiquement par la ministre Françoise Remarck.
• Une avancée majeure en matière de souveraineté culturelle
La restitution du Djidji Ayôkwè constitue un jalon significatif dans le processus de coopération patrimoniale entre la Côte d’Ivoire et la France. Elle traduit une reconnaissance institutionnelle de la valeur historique, culturelle et symbolique de cet objet pour le peuple ivoirien.
Le tambour rejoindra prochainement le Musée des Civilisations de Côte d’Ivoire à Abidjan, où des aménagements sont en cours pour assurer sa conservation et sa mise en valeur.
Avant son départ définitif, une cérémonie de libation est prévue le 22 février à Paris, afin d’honorer la dimension sacrée de cet héritage culturel.















