SOCIÉTÉ

Sarata Koné (DG-UBA) : « La femme doit avoir des aptitudes pour revendiquer une place »

En prélude à la Journée internationale de la femme, Sarata Koné, directrice générale de la United Bank for Africa (UBA), l’invité de la 9ème tribune de l’Agence ivoirienne de presse (AIP) autour du thème «leadership féminin et performance, leviers de l’autonomisation des femmes ».

« Il faut que la femme ait les aptitudes qui lui permettent de revendiquer sa place », a fait savoir, d’emblée, Saraté Koné. Selon la directrice générale de cette institution bancaire,  la seule en Afrique subsaharienne à avoir sa filiale aux Etats-Unis, il n’est nullement question pour la femme de susciter un sentiment de pitié  basé sur son genre. La levée  cette restriction autonome de la femme africaine (mère et nourrice) en vue de l’inciter plus au travail passe inexorablement, à ses yeux, par l’éducation. Ensuite, le choix de la profession quelque soit les barrières pour assister le reste de la communauté.

Les grandes responsabilités pour une femme établie dans le monde de la finance, chasse gardée des hommes, Sarata Koné la mesure. Elle exhorte  tout de même à garder la tête sur les épaules et à rendre grâce à Dieu non sans se mettre au service des autres. Il n’empêche qu’elle reconnaît l’existence de freins à l’autonomisation de la femme. Pour elle, la femme constitue elle-même sa première barrière. Raison pour laquelle, elle l’exhorte à savoir qu’elle veut, à s’affirmer tout en sortant de l’émotion pour garder le professionnalisme dans un milieu professionnel afin que l’excellence prime par la rigueur.

En ce qui relève de l’équilibre entre femme au foyer et de femme au travail, l’invitée invite à se donner à 100% de façon alternative dans chacune de ces missions. Dans cette bataille quotidienne, dit-il, la femme doit accepter d’être soutenue. Titulaire d’un Master of science et d’un Bachelor en économie obtenus à l’université de Montréal, Sarata Koné compte à son actif 17 années d’expérience dans la haute sphère de la finance. Depuis 2015, cette experte analytique et financière est à la tête de la UBA qui souffle sa 70ème bougie.

Cyrille NAHIN