AFRIQUE & MONDE

Xénophobie en Afrique du Sud : le continent réagit

VERBATIM. Nombre de personnalités du monde économique et politique, notamment du Nigeria, ont exprimé leur condamnation des violences contre les étrangers.

Geoffrey Onyeama, ministre nigérian des Affaires étrangères :

« Aucun Nigérian n’a été tué pendant cette crise. Il y a beaucoup d’histoires qui tournent sur des Nigérians qui ont été tués, qui sautent de bâtiments et qui sont brûlés. Ce n’est pas le cas. Ce que l’on sait est que des magasins appartenant à des Nigérians ont été pillés et des bâtiments détruits. »

Aliko Dangote, homme d’affaires nigérian :

Le milliardaire nigérian a appelé à rejeter « la haine et toute forme d’attaque violente sur nos frères africains. Il ne peut y avoir de prospérité partagée et durable sans paix. »

Muhammadu Buhari, président du Nigeria :

« Le président Muhammadu Buhari a pris connaissance avec une grande inquiétude des nouvelles attaques sur les citoyens nigérians et leurs biens en Afrique du Sud depuis le 29 août. Le président a également demandé à un envoyé spécial de rencontrer le président Cyril Ramaphosa pour lui faire part de ses inquiétudes et discuter de la situation. »

Macky Sall, président du Sénégal :

« Les incidents en cours en Afrique du Sud nous interpellent tous. Pour l’unité du continent et par respect à la sagesse africaine, j’invite à l’apaisement entre pays et peuples africains. »

Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine :

« Je réitère l’engagement continu de la Commission de l’Union africaine à aider le gouvernement sud-africain à s’attaquer aux causes profondes qui ont conduit à ces actes odieux, afin de promouvoir la paix et la stabilité. »

La Lucha, organisation de la société civile congolaise (RDC) :

« Nous désapprouvons et condamnons les attaques/pillages et tentatives de pillage en cours contre les propriétés sud-africaines ou présumées telles. On ne dénonce pas la violence par la violence ! Nous appelons la police à stopper les pillards sans force excessive/létale.  »

Burna Boy, artiste nigérian :

« Je ne retournerai plus jamais en Afrique du Sud, jusqu’à ce que le gouvernement sud-africain se réveille. »

Tiwa Savage, artiste-chanteuse nigériane :

« Je refuse de voir mon peuple massacré en Afrique du Sud. »

Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud :

«  Nous savons qu’au moins 10 personnes ont été tuées dans ces violences, une d’entre elles est étrangère. Des familles ont été traumatisées. Des vies ont été détruites. Il ne peut pas y avoir d’excuse pour la xénophobie […]. Il n’y a aucune justification pour les pillages et les destructions. Il est temps pour nous tous qui vivons dans ce pays de relever directement et honnêtement nos défis, non en recourant à la violence, mais en dialoguant. »

Julius Malema, homme politique de l’opposition sud-africaine :

«  Notre colère est dirigée contre les mauvaises personnes. Comme nous tous, nos frères et sœurs africains vendent leur main-d’œuvre bon marché pour survivre. »

Source: Le Point.fr