SOCIÉTÉ

C.I/ Education nationale : l’école fermée dans la région de Man pour grève

Une vue de la cour du lycée 2 de Man lors de notre passage / Photo EVENTNEWS.TV

Les lycées et collèges publics de la région de Man dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, particulièrement dans les villes de Man, Sangouiné, Biankouma, Logoualé et Sipilou sont restés fermés les lundi 22 et mardi 23 janvier 2018 du fait d’une grève lancée par les représentations régionales du Syndicat National des Enseignants du Second degré de Côte d’Ivoire (SYNESCI) et de la Convergence Nationale des Enseignants du Secondaire de Côte d’Ivoire (CNES-CI). Par ce mouvement, les grévistes disent revendiquer le paiement immédiat des indemnités de corrections et interrogations liées aux examens scolaires 2017.

« Nous avons déjà perdu trois semaines à cause des congés de Noel anticipés que nous ont imposé les élèves, cette année. Cette situation ne nous a pas permis de boucler l’établissement des bulletins de premier trimestre. Et comme si cela ne suffisait pas, ce sont les enseignants qui, à peine de retour des congés de Noel, rentre en grève. C’est dommage !» s’en  lamente Coulibaly Salif, proviseur du Lycée Moderne 2 de Man.  Douo Léon, parent d’élève, s’est pour sa part dit préoccupé par l’avenir de leurs enfants et même de l’école ivoirienne. « Je me demande où allons-nous avec toutes ces grèves et autres insubordinations dans l’école ivoirienne. Que deviendront nos enfants si personne ne veut prendre des responsabilités pour faire avancer les choses.», s’est-il interrogé.

Du lycée moderne 1 au lycée moderne 2 en passant par le lycée Droh Jacquet Florent, toutes les salles de classes où nous avons pu nous rendre dans la ville de Man, sont restées fermées ou désertes durant ces 48 heures de grève . C’est aux environs de 7 h 45, le lundi au moment où les premiers cours débutaient, que les syndicalistes à l’aide de coups de sifflets ont délogés élèves et autres enseignants.

Le préavis de grève adressé adressé à la hiérarchie explique en effet que les indemnités de corrections et interrogations des examens scolaires 2017, auraient été payées dans la plupart des villes du pays, et même tout près d’eux, à Danané, Duékoué, Guiglo, Odienné et autres. Etant donné que les démarches entreprises auprès de la direction régionale de l’éducation nationale et de la trésorerie de Man sont restées infructueuses, les enseignants ont alors décidé d’observer cet arrêt de travail pour protester.

Issa M. Doumbia