POLITIQUE

Côte d’Ivoire  : 1 mois à Ouattara et sa justice pour coller la paix à Soro Guillaume 

Dans le bras de fer qui l’oppose à Alassane Ouattara depuis qu’il a choisi d’être candidat à la prochaine élection présidentielle, Guillaume Soro vient de remporter une grande victoire.

Le mercredi 22 avril 2020 en effet, la cour africaine des droits de l’homme et des peuples a ordonné à l’Etat de Côte d’Ivoire de lui faire dans les 30 prochains jours, un rapport sur les deux décisions de jugement qu’elle vient de rendre  à la suite d’une saisine des avocats de l’ancien président de l’Assemblée nationale.

A savoir, “surseoir à l’exécution du mandat d’arrêt émis contre Guillaume Kigbafori Soro” et “surseoir à l’exécution des mandats de dépôts décernés contre les requérants Alain Lobognon, Camara Loukimane, Kanigui Soro, Yao Soumaila, Soumahoro Kando, Kamaraté Souleymane Koné Karidioula Souleymane, Tehfour Koné, Simon Soro, Porlo Rigobert Soro, Félicien Sékongo, Marc Kidou Ouattara, Mamdou Djibo, Aboubacar Touré, Babou Traoré, Ladji Ouattara, Gnamiand N’Drin, Dahafolo Koné, Adama Zebret, et de les mettre en liberté provisoire”

Cette décision qui fait suite au refus d’Interpol d’exécuter le mandat d’arrêt de la justice de Ouattara contre Soro Guillaume ouvre donc le chemin à un retour rapide au pays du candidat à la présidentielle d’octobre 2020. A Paris, lui et ses partisans qui ont accueilli cette décision avec la plus grande joie , envisagent déjà ce retour au pays qu’ils veulent le plus tôt possible. Une rencontre de concertation est d’ailleurs annoncée à cet effet.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lundi 23 décembre 2019 Soro Guillaume qui rentrait au pays après un séjour de 6 mois en Europe où il venait d’annoncer officiellement sa décision d’être candidat à la présidentielle de 2020 a vu son avion  dérouté au Ghana avant de regagner l’Europe. Les autorités ivoiriennes, par la voix du procureur Adou Richard annonçait un mandat d’arrêt contre lui.  Les raisons évoquées : “Tentative d’atteinte à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité du territoire, détournement de deniers publics, recel et blanchiment de capitaux portant sur la somme de 1,5 milliards de Francs CFA”. Ce même jour, ses partisans dont la justice Africaine demande justement la mise en liberté furent arrêtés alors qu’ils étaient réunis au siège de leur mouvement politique pour dénoncer ce que vivait leur leader.

Blaise BONSIE