POLITIQUE

Cour Africaine : Le retrait de la Côte d’Ivoire sans effet avant le départ du desperado Ouattara

Pour la première fois qu’une décision de la cour africaine des  droits de l’homme et des peuples ( CADHP) ne lui est pas favorable, Alassane Dramane Ouattara a décidé de  retirer la Côte d’Ivoire de la compétence de la cour qui autorise tout individu ou organisation non gouvernementale (ONG) à la saisir directement. Cette décision voulue par le desperado Ouattara pour empêcher Soro Guillaume de poursuivre son action auprès de la cour, sera malheureusement pour lui, sans effet jusqu’au 29 avril 2021. C’est à dire, pas effective avant la fin de son mandat, le 31 octobre 2020. 

En effet, selon la jurisprudence constante de la CADHP, un Etat peut décider de façon souveraine d’empêcher les individus et les ONG de la saisir désormais directement afin de reconnaître la violation d’un droit de l’homme, mais cela ne prend effet, qu’à l’issue d’un délai d’un an.

Le collectif des avocat de Guillaume Soro qui révèle cette close dans un communiqué de presse ce 30 avril, fait savoir que dans la période que court le délai, les saisines de la cour par les individus et les ONG restent en vigueur.

C’est donc fort de cela, que ces hommes de lois « entendent poursuivre leurs actions judiciaires déjà introduites et celles à introduire sous peu devant la CADHP dans la sérénité afin de défendre les droits fondamentaux de Guillaume Soro et de ses proches »

Pour ces avocats, « la décision de la Côte d’Ivoire de se retirer de cette compétence de la cour démontre que Ouattara qui se présentait comme le chantre de la démocratie et du respect de l’Etat de droit, revêt en réalité toutes les caractéristiques du despotes »

Se prononçant sur le jugement correctionnel du tribunal de première instance d’Abidjan du 28 avril 2020, ils soutiennent que « ce jugement  qui viole la décision de CADHP du 22 avril », « s’inscrit dans une série de manœuvres politiques afin d’écarter la candidature de Guillaume Soro à l’élection présidentielle, au prix d’une grave instrumentalisation de l’institution judiciaire »  et « confirme que le pouvoir ivoirien a basculé vers un régime autoritaire au sein duquel les droits fondamentaux n’ont plus leur place »

Guillaume Soro et ses avocats considèrent donc ce jugement du 28 avril comme n’ayant jamais existé . La CADHP, à la suite de leur nouvelle saisine sera donc appelée à se prononcer sur ce procès politique sanctionné par 20 ans de prison pour l’ancien premier ministre (de Laurent Gbagbo et de Ouattara) et surtout par son impossibilité de se présenter comme candidat à la future élection présidentielle de Côte d’Ivoire .

Blaise BONSIE