POLITIQUE

Côte d’Ivoire/ Quand Ouattara donne raison à Gbagbo par son retrait de déclaration de la CADHP

Les hommes de pouvoir n’ont de secrets ni pour leur valet de chambre ni pour leur graphologue. C’est enfin ce que le gouvernement Ivoirien nous démontre par son retrait de la déclaration de la cour Africaine des droits de l’homme et des peuples qui a ordonné il y’a de cela quelque jours le retrait des poursuites contre celui qui était le bras séculier de l’actuel Président Alassane Ouattara pour bouter hors du fauteuil présidentielle l’ex Président Laurent Gbagbo.
Comme certains le disent bien les jours se succède mais ne se ressemble pas. A cette maxime nous pourrions quand à nous autres ajouté  » chaque régime ne fait que ce qui l’arrange  » en un mot au pouvoir les hommes s’inversent les rôles mais ne changent pas.

L’ex Président Laurent Gbagbo clamait haut et fort que l’opinion international en faisait trop par son ingérence dans la politique Africaine en général et en Côte d’Ivoire en particulier mais sont opposant dans le temps, l’actuel Président Ivoirien Alassane Ouattara, lui fustigeait le comportement de l’ex homme fort d’Abidjan. Pourquoi alors ce revirement de situation du pouvoir Ouattara ?
Cette cour qui était compétente à condamné le pouvoir Gbagbo entre 2002 et 2010 ne l’est elle plus avec le pouvoir Ouattara ?

La Côte d’Ivoire mettant ainsi fin à la saisine de la CADHP par un civil ou une ONG; ceci, en retirant leur déclaration de compétence de la Cour nous le démontre clairement.
Cette décision intervient après que l’instance africaine est ordonné à l’État ivoirien de suspendre le mandat d’arrêt lancé à l’encontre de l’ancien président de l’Assemblée nationale du pays, Guillaume soro.

La Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) avait ordonné à la Côte d’Ivoire de suspendre le mandat d’arrêt contre Guillaume Soro et de libérer ses proches, détenus depuis quatre mois.

Cette décision qui allégeait quelque peu le sort de l’ex-allié du président Alassane Ouattara, finie par être du mauvais goût du pouvoir de la lagune Ebrie.

Par ce revirement de situation pourrait-on dire que le bras de fer judiciaire entre le pouvoir d’Abidjan et Guillaume Soro est loin d’être terminé?
L’ancien Premier ministre et ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne a été reconnu coupable de recel de deniers publics détournés et de blanchiment de capitaux. Il a été condamné à 20 ans de prison ferme, 4,5 milliards de F CFA d’amende, et à la privation de ses droits civiques pendant cinq ans le 27 avril dernier.

Le retrait de la Côte d’Ivoire intervient au lendemain de ce procès. Alassane Ouattara rejoint ainsi le Benin de Patrice Talon. Le Benin ne se retire pas de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADPH) mais, à l’image avant lui du Rwanda et de la Tanzanie, du protocole qui autorise un citoyen de saisir son état , indique une source au sein de la Présidence.

Pour l’Etat béninois, la Cour s’immisce dans des questions de souveraineté des Etats et des questions qui ne relèvent pas de sa compétence. « Le Benin ne s’est pas retiré de la Cour africaine des droits de l’homme » (Cadhp), a déclaré Alain Orounla, porte-parole du gouvernement. « Mais il n’adhère plus au mécanisme qui autorise les citoyens à saisir directement la Cour. », a souligné M. Orounla.
Doit-on comprendre par cette décision des trois pays en tant que observateur impartial que si il y’a acharnement judiciaire sur un homme politique dans un pays la cour qui bien apprécié par les opposants quand ils ne sont pas encore au pouvoir ne doit pas réagir ?, s’interrogeait l’ancienne ministre de la communication Affoussiata Bamba Lamine.

Avec les hommes politiques nous pourrions affirmé que notre continent à un incroyable talent ce n’est pas l’Occident notre problème mais nous même.

Silvère Bossiei