POLITIQUE

C.I – Justice / Affaire Soro Guillaume  : Ouattara internationalise  sa casquette de desperado

Selon plusieurs médias ivoiriens le jeudi 23 avril 2020, le gouvernement ivoirien par la voix de son porte parole a réagit à la décision de la cour africaine des droits de l’homme lui exigeant la suspension des actions judiciaires en cours contre Soro Guillaume et plusieurs de ses proches dont des députés.

“Nous n’avons pas de commentaires particuliers à faire sur cette mesure ou recommandation de la Cour. La procédure interne qui frappe Monsieur Guillaume Soro reste en cours actuellement”, a selon plusieurs sources, réagi le ministre  Sidi Tiémoko Touré, à la décision de la Cour Africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADJP). Précisant que la Côte d’Ivoire est pour le moment plus préoccupée par la pandémie de la maladie à coronavirus.

“Ces propos, s’il se matérialisent effectivement par le maintien des poursuites contre l’ancien président de l’assemblée nationale et ses amis,  seraient une honte pour la Côte d’Ivoire qui se comporterait ainsi comme un Etat brigand, hors la loi” commente un ressortissant ivoirien à Paris pour qui le chef d’Etat ivoirien ne fait ainsi que internationaliser sa casquette  à laquelle  les ivoiriens sont désormais habitués. A savoir, le non respects des lois. “Son comportement de desperado”

Pour l’avocat Diarrassouba Lamine, membre du conseil de Soro Guillaume, ne pas respecter cette décision  serait un acte de rébellion. “La cour Africaine des droits de l’homme et des peuples a été créée sur une décision des chefs d’Etats Africains. Toute décision provenant de cette cour doit être impérativement respectée. Les décisions de la cour sont contraignantes. Ne pas les respecter est un acte de rébellion” a-t-il en effet confié à un confrère Ivoirien , précisant que Soro  est désormais libre de tout mouvement.

En sa session du mercredi 22 avril 2020, la cour Africaine a en effet ordonné à l’Etat Ivoirien de surseoir au mandat d’arrêt contre l’ancien président de l’assemblée nationale et de remettre en liberté ses proches emprisonnés depuis le 24 décembre 2019.

Blaise BONSIE