POLITIQUE

Politique ivoirienne : En France, PDCI, FPI, COJEP et Société civile désormais unis dans l’UDCI

La table de séance de la cérémonie de lancement de l'UDCI / Photo EVENTNEWS.TV
UDCI, Union de la Diaspora pour la Côte d’Ivoire. C’est le nom de la plate forme politique ivoirienne qui vient de voir le jour en France, en vue de contribuer activement au jeu démocratique en Côte d’Ivoire .
Créée le 5 janvier 2019 par les responsables locaux des partis politiques que sont le PDCI, le FPI et le Cojep, et l’organisation de la société civile qu’est le MSD (mouvement de la solidarité démocratique), l’UDCI a fait le lancement officiel de ses activités le samedi 18 janvier 2019 en présence du Pr Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif en chef du PDCI-RDA. 
 
« Vous êtes en avance par rapport à nous à Abidjan et cela nous encourage » -t-il dit, félicitant cette initiative. « En Côte d’Ivoire, nous allons accélérer. Je peux vous dire que nous avons eu des rencontres de haut niveau. Malheureusement, nous avons perdu l’un des nôtres, le vice président Abdou Drahamane Sangaré. Ce qui a bloqué cela. Sans cela, depuis le 30 novembre, on devait vous présenter la plate-forme. Mais les discussions sont en cours et on est en marche. Vous êtes en avance, ça nous permet d’accélérer » a-t-il ajouté. 
 
Avant lui, il est revenu à l’ex maire du Plateau, Noël Akossi Bendjo, président de séance de la cérémonie de souligner que cette plate forme  a été créée par les ivoiriens de la diaspora pour soutenir la plate forme initiée par le président Henri Konan Bédié et les orientations données dans le message du président Laurent Gbagbo pour la reconciliation des ivoiriens et la normalisation de la vie politique et sociale dans notre pays, lu par le Ministre Assoua Adou.  
 
Expliquant par la suite le bien fondé de cette organisation, il a un fait un état sombre de la vie en Côte d’Ivoire avant d’exhorter tous les ivoiriens au pardon et à la cohésion. 
« l’heure n’est plus aux lamentations (…) l’heure est venue de désarmer les cœurs et les esprits, et nous rassembler au chevet de la mère patrie malade, pour nous réconcilier et trouver dans un sursaut national, les voies et moyens de reprendre le chemin de la construction de la Nation Ivoirienne (…) Oui, redonnons vie à notre Terre d’espérance, tel sera désormais le slogan de tous les fiers ivoiriens que nous sommes » a-t-il plaidé avant de faire remarquer à cet effet, « qu’il faudra pour cela, se débarrasser de la peur face aux gouvernants, se débarrasser de la haine et de la vengeance pour ceux qui ont été frustrés, marginalisés ou oubliés, se débarrasser de l’égocentrisme et des appétits voraces de postes et de pouvoir de certains de nos cadres ». 
 
Il a exhorté toutes les diasporas ivoiriennes à s’organiser dans chaque pays par une représentation locale de l’UDCI pour soutenir la plate forme nationale avec des propositions concrètes, « le lobby auprès de la communauté internationale et ralayer dans la presse, des positions de la plateforme ».
 
A sa suite, il est revenu à  Claude Koudou, le secrétaire national du FPI, chargé de la mobilisation de la Diaspora en Europe de présenter le mémorandum de cette nouvelle organisation. Un mémorandum qui présente les objectifs de l’UDCI sous 3 axes que sont la réconciliation nationale, l’avènement d’un nouveau contrat social et la création d’un nouveau consensus électoral. 
 
Dans le premier axe, l’UDCI entend œuvrer « à la libération du président Laurent Gbagbo, du ministre Charles Blé Goudé et de tous les prisonniers politiques, civils et militaires » et « au retour sécurisé de tous les exilés et leur insertion dans la société ivoirienne ».  « Le choix définitif des institutions de l’Etat et la redaction d’une nouvelle constitution, les résolutions définitives des questions de terres, de la question de l’état civil et de l’immigration, ainsi que le désarmement de toutes les forces parallèles, la collecte de toutes les armes avec une législation stricte sur les armes, et une loi d’amnistie générale pour tous les faits politiques ayant provoqué des ressentiments sont les différents point de l’axe 2 des objectifs de l’UDCI. Le dernier axe évoque l’adoption dune nouvelle loi sur la CEI, la mise en place de la nouvelle CEI, la revision du code électorale, la revision de la liste électorale, l’adoption d’un nouveau découpage des circonscriptions électorales et l’organisation des élections présidentielles, législatives et locales.
 
Au nom du président Jean Blezon du MSD, son porte-parole, Roger Tagnon a fait remarquer que l’ UDCI n’est ni une alliance, ni une coalition politique, ou encore moins un front démocratique, « mais tout au plus une plate forme citoyenne ». 
 
Situant les prochaines actions de ce nouveau mouvement, le Pr Youssouf Diaby, directeur de cabinet de Charles Blé Goudé a annoncé une grande conférence de presse dans les prochains jours et une visite au président Laurent Gbagbo et au ministre Charles Blé Goudé, quelque soit, où ils se trouveront le moment venu.
 
Blaise BONSIE