SPORT

Bouaflé/ sport : Alexis Gohou fait le bilan de ses deux années de présidence et lance un appel aux cadres et élus

« Le CO- Bouaflé est club livré à lui- même »
« Bâtir une équipe forte, c’est autours d’un projet idéal, le tout appuyé des finances »

Les lampions se sont éteints sur l ligue 2 de la ligue professionnelle de football de côte d’ivoire. Place aux vacances sportives. Les joueurs et autres acteurs du ballon rond profitent bien de ce temps de repos pour récupérer de la fatigue accumulée pendant toute une saison. Pour les premiers responsables des clubs, c’est l’heure du bilan, l’heure du récapitulatif pour voir les forces et faiblesses du groupe en vue d’apporter le remède idéal et affronter les échéances avec plus de sérénité.

C’est le cas de Jean Alexis Gohou, président du club omnisport de Bouaflé qui a s’est confié à Eventnews Tv. Arrivé à la tête du COB le 04 septembre 2017, Jean Alexis Gohou et son staff avaient pour objectif de bâtir un club fort qui ferait la fierté de la région de la Marahoué. Mais deux après, le bilan est nettement en deçà des objectifs visés. Et pourtant de gros efforts ont été faits l’instance dirigeante. Qu’est ce qui n’a pas marché donc ? Le mal part toujours de la racine a t- on l’habitude dire. Et c’est le cas pour le CO- Bouaflé. « Mon objectif était de monter cette équipe en 1ere ligue. Mais je l’ai prise dans des conditions calamiteuses. J’ai pris une équipe en lambeaux. Il n’y avait pas de matériels, pas de joueurs. Il m’a fallut procéder à un recrutement, à un renouvèlement de tout ce qui est matériels », a fait savoir Alexis Gohou qui n’a pas manqué de préciser « qu’il a hérité du nom du club, les joueurs qui devaient constituer l’ossature du club avaient disparu ». Mais malgré tout le club s‘est maintenu en ligue 2 la premières saison de sa mandature. Un exploit pourrait on dire, pour un coup d’essais.

Mais les difficultés des hommes de la Marahoué ne se sont pas arrêter à la première saison. Une grosse barrière s’est dressée sur le chemin du président Gohou et son équipe cette saison écoulée. Il s’agit de l’épineux problème de financement. Et oui, l’argent est le nerf de la guerre comme on le dit. Il est aussi le nerf du succès. Selon le président du comité directeur, les choses ne se sont pas passées comme il l’avait espéré cette année. Le vent de difficultés a emporté certains membres du comité directeur, des joueurs et l’entraineur en cours de saison. Une situation imprévue qui a conduit au recrutement d’un nouvel entraineur en la personne de Sanogo Mohamed et huit nouveaux joueurs lors du mercato. Si Alexis Gohou reconnait que la population de la Marahoué est passion du football, il se désole de ce que l’équipe est livrée à elle-même sans aucune aide extérieur. « Le Co- Bouaflé a toujours été sur les frêles épaules du comité directeur que je dirige. Une équipe livrée à elle- même, nous avons frôlé la relégation ; grâce à Dieu nous avons obtenu le maintien », a t- il regretté avant d’ajouter que « cette équipe est orpheline de ses parents, de ses tuteurs, de ses mandants ». Et pourtant la Marahoué ne manque de cadres dans tous les niveaux au plan national et international. En attendant le président continu de lancer les appels à l’aide pour sauver son club. « J’appel tous les ressortissants de la Marahoué à nous venir en aide pour bâtir notre club qui fera la fierté de notre région », a-t-il lancé.

Mais si finances constituent une pierre d’achoppement à l’évolution du COB, le président Gohou peu compter sur la détermination du coach Sanogo Mohamed et ses joueurs pour continuer le combat. Lâché en coup de route par son entraineur, avec 7 point au compteur avant le mercto, le Co- Bouaflé, avec la nouvelle équipe a terminé 10e de la ligue2 avec 26 point. L’homme a tenu à rendre hommage à ses joueurs. « Nous avons de bons joueurs, des enfants pétris de talents, mais cela ne suffit pas il faut que nous soyons soutenu par la population pour réussir notre paris », a t- il soutenu.
Pour terminer, le président a affirmé être toujours dans la dynamique de restructuration du club. Pour lui, les deux premières années de balbutiement ont été soldées par une riche expérience. Sa priorité, maintenir le club en ligue professionnelle et surtout le faire monter en ligue 1. « Bâtir une équipe forte, c’est autours d’un projet idéal, le tout appuyé des finances », a t- il ajouté. D’où son cri de cœur à l’endroit des élus et cadre de la Marahoué.

Timbo Francioly