CULTURE

Condamné à 12 mois de prison ferme/ DJ Arafat enfin rattrapé par la Justice

Ange Didier Houon, connu sous l’appelation Dj Arafat a été condamné ce vendredi 25 mai 2018 à douze mois de prison ferme et à verser une amende de 30 millions Frs Cfa pour coups et blessures portant sur son danseur.

Les faits remontent au 5 janvier 2018. Celui qui se fait appeler le ‘‘12 500 volts d’Abidjan’’ a déversé toute sa décharge électrique sur l’un de ses poulains, le bastonnant copieusement sous les feux des projecteurs non sans le mettre à poils. A en croire Dj Arafat ou encore Yôrôbô, cette humiliation relève d’une correction car son poulain âgé de 20 et sous sa responsabilité depuis longtemps, avait consommé la drogue. Suite à la plainte du père de cet adolescent, la Justice ivoirienne condamne l’artiste africain le plus influent à l’international en 2015, à douze mois de prison ferme suivis d’une amende de 30 millions Frs Cfa.

Un artiste abonné aux scandales

Si le Yôrôbô ou encore Beerus Sama, actuellement en France, soutient s’en remettre à la Justice, il n’empêche qu’il n’est pas à son premier essai. Contrat non honoré au MASA 2014 bien qu’il ait empoché son cachet, propos irreverencieux à l’endroit de personnalités publiques. Yaya Touré, Traoré Salif dit A’Salfo en ont fait les frais. Avril 2014, Arafat Dj utilise des bouteilles et des assiettes pour infliger une correction à sa copine Alexia Vodi, dans une vidéo qui irrite les organisations des droits des femmes. Les vidéos des actes de violence du fils de Tina Spencer ou Glamour font le buzz sur les réseaux sociaux. Si ‘‘Sao Tao’’ (Dj Arafat) jouit du soutien indéfectible de Hamed Bakayoko, ministre de la défense, il est persona non grata pour plusieurs personnalités. Son sponsor, une marque de téléphonie mobile coupent les liens avec lui. De même, des portes lui sont désormais fermées aussi bien en Côte d’Ivoire qu’en France. Cette condamnation vient comme un couronnement de ses frasques pour sanctionner tous ses actes repréhensibles. Un signal fort qui n’avait que trop durer.

Cyrille NAHIN